Université des Montagnes : à Bangangté, les nouveaux responsables installés après la décision de la Cour d'appel de l'Ouest
04 novembre 2026 — Atipik Group

# Université des Montagnes : à Bangangté, les nouveaux responsables installés après la décision de la Cour d'appel de l'Ouest
**Chapô** — C'est fait. Mardi 3 novembre 2026, les nouveaux responsables de l'Université des Montagnes (UdM) et de la Clinique Universitaire des Montagnes (CUM) ont été installés à Bangangté par la Commission de Gestion Provisoire de l'Association pour l'Éducation et le Développement (AED). La cérémonie s'est tenue devant les autorités administratives, municipales et traditionnelles du Ndé, quatre jours après un arrêt de la Cour d'appel de l'Ouest qui a levé le dernier obstacle judiciaire.
## Deux décisions de justice, puis l'installation
Tout part de l'ordonnance n°20/REF/TPI/BGTE du 12 mai 2026, rendue par le juge des référés du tribunal de première instance de Bangangté. Elle a mis fin aux fonctions de l'ancien président de l'AED et confié à la Commission la gestion des affaires courantes, avec exécution provisoire de droit.
Restait un recours. Il a été rejeté le 28 octobre 2026 par l'arrêt n°99/CIV de la Cour d'appel de l'Ouest, à Bafoussam. La suspension est levée, l'ordonnance est redevenue exécutoire. Selon la Commission, l'extrait de plumitif certifié par le greffier en chef suffit pour poursuivre l'exécution : inutile d'attendre une grosse revêtue de la formule exécutoire.
Le 3 novembre, la cérémonie s'est déroulée en présence des représentants du préfet du Ndé, du sous-préfet de Bangangté et du maire de la commune. Sa Majesté le Chef Supérieur de Bangangté et celui de Bangoulap étaient là ; Balengou s'est fait représenter. Un parterre qui dit l'importance locale de l'événement : l'UdM, née à Bangangté, est l'une des institutions d'enseignement supérieur privées les plus connues de la région de l'Ouest.
## Éviter la vacance
L'ordonnance n°20 confie à la Commission la continuité de l'AED et de ses démembrements, dont l'UdM et la CUM. Installer les responsables, c'est donc exécuter ce que le juge a ordonné, et éviter une vacance qui aurait pénalisé étudiants, enseignants et personnel soignant.
Dans son communiqué n°004/CGP/AED/2026, signé de son président Philippe Wandji, la Commission est nette : tout acte posé au nom de l'AED par l'ancien président est nul et de nul effet. Elle rappelle que l'usurpation de fonction est réprimée par les articles 74 et 216 du code pénal.
La Commission remercie les autorités pour leur accompagnement et invite la communauté universitaire et les partenaires à se mettre à la disposition des nouveaux responsables. La source consultée ne donne pas les noms individuels des responsables installés ; elle présente l'installation comme un acte collectif, au nom de la continuité de l'institution.
## Et maintenant ?
On ne sait pas encore si une contestation viendra, mais les décisions de justice sont, pour l'instant, du côté de la Commission. Pour les étudiants de l'UdM et les patients de la CUM, l'enjeu immédiat est simple : une direction en place, des cours qui se tiennent, un hôpital universitaire qui fonctionne.
Pour Bangangté et le département du Ndé, l'enjeu est plus large. L'Université des Montagnes fait partie des rares établissements d'enseignement supérieur implantés hors des grandes métropoles camerounaises ; sa stabilité conditionne l'attractivité de toute la ville. L'installation du 3 novembre referme, au moins sur le plan judiciaire, une séquence ouverte en mai dernier. Reste à la nouvelle équipe à le confirmer sur le terrain, par la rentrée, les résultats et la sérénité retrouvée.
*Sources : 237online.com, « UdM : Les nouveaux responsables installés à Bangangté », article d'Alain-Claude Ndom, consulté le 04/11/2026. Photo de couverture : Université des Montagnes, Bangangté (Wikimedia Commons).*
